Prévention et dépistage

Meilleurs examens de dépistage et de suivi


Malgré toute l’attention consacrée aux avantages du dépistage précoce, peu de personnes se prêtent régulièrement au dépistage du cancer colorectal. Certaines personnes ne veulent pas subir ces examens parce qu’ils sont compliqués et désagréables. Des chercheurs tentent de mettre au point des moyens de visualiser l’intérieur du côlon sans sigmoïdoscope ou coloscope et sans les désagréments de la préparation et des examens eux-mêmes. Des examens de dépistage améliorés seraient également utiles aux personnes traitées pour un cancer du côlon car les examens de dépistage servent aussi à suivre les patients après leur traitement.


Une « coloscopie virtuelle » par tomodensitométrie est à l’étude. Elle nécessite quand même une préparation semblable à celle de la {tooltip}coloscopie{end-link}Examen visuel de l’intérieur du côlon au moyen d’un fibroscope.{end-tooltip} traditionnelle, c’est-à-dire que le côlon doit être vidé avant l’examen. Si quelque chose de suspect est détecté, la personne doit encore subir une coloscopie traditionnelle. Les travaux se poursuivent pour améliorer le degré d’exactitude de cette nouvelle technique.

Les épreuves de détection du sang dans les {tooltip}selles{end-link}Déchets solides de la digestion{end-tooltip}, la sigmoïdoscopie, la coloscopie et le lavement baryté à double contraste ont été proposés pour le dépistage du cancer colorectal. Les données disponibles laissent penser que le dépistage de ce cancer comporte un potentiel de réduction de la mortalité. Il y a cependant beaucoup d’incertitude sur le test ou la séquence de tests ainsi que sur la fréquence de leur répétition qui produiraient les meilleurs résultats, particulièrement en ce qui a trait à la réduction de la mortalité, des risques et du rapport coût/efficacité.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux travaille en étroite collaboration avec plusieurs experts afin de planifier la mise en place d’un ''Programme québécois de dépistage du cancer colorectal (PQDCCR)'' dans plusieurs centres au Québec. Le dépistage du cancer consiste à vérifier, en l’absence de tout symptôme, si un cancer est présent. La détection précoce dans l’évolution de la maladie permet d’accroître les chances de succès du traitement.

Pour plus d’information sur le PQDCCR, consultez la page Internet suivante : Dépistage du cancer colorectal (PQDCCR).

 

Recommandations pour le dépistage du cancer colorectal


Le dépistage et l’ablation précoces de {tooltip}polypes{end-link}Tumeur bénigne trouvée sur le revêtement interne de l'intestin.{end-tooltip} précancéreux préviennent le cancer colorectal. Et la détection précoce d’un cancer augmente les chances de guérison. Pour qu’un cancer colorectal soit diagnostiqué au début, on recommande que certains groupes de personnes subissent un examen de dépistage. Ces groupes sont décrits ci-dessous.

La recherche a démontré que certaines personnes courent un plus grand risque d’avoir le cancer colorectal, et que le risque augmente avec l’âge. Si vous avez plus de 50 ans, parlez de dépistage du cancer colorectal avec votre médecin ou infirmière. Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs recommande aux personnes de plus de 50 ans dont l’âge est le seul facteur de risque de se prêter à la recherche de sang occulte dans les selles. Cet examen permet de déceler du sang dans les selles, l’un des symptômes du cancer colorectal. Cet examen est décrit dans la section des examens importants. Si cet examen est positif, vous devrez probablement subir une coloscopie pour savoir si la présence de sang dans vos selles est causée par un cancer colorectal.

Les personnes qui font partie des autres groupes à risque élevé devraient envisager le dépistage avant l’âge de 50 ans. Il a été démontré que les groupes à risque élevé représentent 23 % des cas diagnostiqués. Ces groupes à risque élevé comprennent :

  • les personnes qui ont eu un cancer colorectal ou des {tooltip}adénomes{end-link}Tumeur bénigne dont la structure ressemble à une glande ou qui s'est développée dans une glande. Les polypes trouvés dans le côlon sont considérés comme des adénomes.{end-tooltip} colorectaux (tumeurs non cancéreuses, formées de cellules qui tapissent certaines glandes);
  • les personnes dont un proche parent (mère, père, frère ou soeur) a eu un cancer colorectal ou des adénomes colorectaux, surtout en jeune âge;
  • les personnes qui ont eu un cancer de l’ovaire, de l’endomètre (revêtement de l’utérus) ou du sein.

Les personnes qui pensent faire partie de l’un des groupes à risque élevé devraient discuter avec leur médecin ou infirmière des examens de dépistage appropriés et de l’âge auquel elles devraient commencer à les passer.

N’oubliez pas que plus le cancer colorectal est décelé tôt, mieux c’est. Si vous avez reçu un diagnostic de cancer colorectal, faites-le savoir à votre famille et discutez avec elle des avantages du dépistage.

Retour en haut

Réduction du risque

En plus du dépistage, il y a des mesures que vous pouvez prendre pour réduire le risque d’apparition d’un cancer colorectal.

  • Consommez beaucoup de fruits, de légumes et d’aliments riches en fibres, et modérez votre consommation de viande rouge. Il a été évoqué qu’une telle alimentation réduit le risque de cancer du côlon et de plusieurs autres types de cancer.
  • Faites régulièrement de l’exercice, au moins trois fois par semaine.
  • Restez près de votre poids idéal. L’obésité est aussi un facteur de risque de plusieurs autres maladies, comme les maladies cardiaques et le diabète.
  • Buvez de l’alcool avec modération (pas plus de 2 verres par jour).
  • Cessez de fumer.
  • Demandez à votre médecin ou infirmière comment vous pouvez réduire votre risque de cancer colorectal.

Retour en haut

Saviez-vous que?

La plupart des polypes du côlon ne sont pas cancéreux, mais certains peuvent le devenir. Ils peuvent former des excroissances semblables à des champignons ou s'étendre le long de la surface interne de la paroi du côlon ou du rectum.

Informations et Soutien

information_soutien